lundi 11 avril 2011

Fossile vivant aux mille vertus: Ginkgo Biloba


Noms communs : Ginkgo, arbre aux 40 écus.
Nom botanique : 
Ginkgo biloba, famille des ginkgoacées.
Noms anglais : 
Ginkgo, Maidenhair Tree.
Noms chinois : 
Bai Guo Ye, Ginkyo, Yin-Kuo, Yinhsing.
Partie utilisée : feuilles.
Habitat et origine :
le Ginkgo biloba est la plus ancienne des espèces arboricoles dont les spécimens sont encore identiques à leurs ancêtres. Il peuplait déjà la planète il y a 300 millions d'années. Grâce à quelques individus qu'on a retrouvés dans d'anciens temples chinois, on a pu le réimplanter un peu partout dans le monde, surtout comme arbre ornemental. D'une exceptionnelle résistance aux stress environnementaux, il peut vivre jusqu'à 1 000 ans et atteindre de 40 à 50 mètres de hauteur. Il semble bien résister à la pollution et s'adapter facilement aux milieux urbains.

Indications

Efficacité probableRéduire les symptômes et ralentir la progression de la démence sénile et de la maladie d'Alzheimer (stade précoce); réduire les symptômes de la claudication intermittente (effet modeste).
Efficacité incertaineAméliorer les fonctions cognitives des personnes en bonne santé; prévenir le mal des montagnes.
InefficaceTraiter les acouphènes et la dysfonction sexuelle.
Usage reconnuSoulager les symptômes liés à une démence vasculaire ou dégénérative; traiter les troubles de la circulation périphérique (claudication intermittente, maladie de Raynaud); traiter les vertiges, acouphènes et maux de tête d'origine vasculaire.
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dimanche 3 avril 2011

Quelques repères sur les fruits de saison


SAISONMOISFRUITSLEGUMES
HiverJanvierAnanas, Avocat, Banane, Citron, Fruit de la passion, Kiwi, Litchi, Mandarine, Mangue, Orange, Pamplemousse, Papaye, Poire, PommeCarotte, Chou (blanc, de Bruxelles, frisé, rouge, chinois), Citrouille, Céleri, Endive, Mâche, Oignon, Poireau, Pomme de terre, Salsifis, Topinambour
FévrierAnanas, Avocat, Banane, Citron, Fruit de la passion, Kiwi, Litchi, Mandarine, Mangue, Orange, Pamplemousse, Papaye, Poire, PommeCarotte, Chou (blanc, frisé, rouge, chinois), Citrouille, Céleri, Endive, Mâche, Oignon, Poireau, Pomme de terre, Radis, Salsifis, Topinambour
MarsAnanas, Avocat, Banane, Citron, Fruit de la passion, Kiwi, Litchi, Mandarine, Mangue, Orange, Pamplemousse, Papaye, Poire, PommeCarotte, Chou (blanc, frisé, rouge, rave), Céleri, Endive, Oignon, Poireau, Radis, Salsifis
PrintempsAvrilAnanas, Avocat, Banane, Citron, Fruit de la passion, Kiwi, Litchi, Mandarine, Mangue, Orange, Pamplemousse, Papaye, Poire, PommeAil, Asperge, Bette, Carotte, Chou (blanc, rouge, rave), Céleri, Epinard, Laitue, Oignon, Radis
MaiAnanas, Avocat, Banane, Citron, Fruit de la passion, Kiwi, Mangue, Melon, Nectarine, Orange, Pamplemousse, Papaye, Prune, Pêche, TomateAil, Asperge, Aubergine, Bette, Betterave, Chou (frisé, chinois, fleur, rave), Concombre, Epinard, Fenouil, Laitue, Oignon, Pomme de terre, Radis, Rhubarbe
JuinAnanas, Avocat, Banane, Cerise, Citron, Fraise, Framboise, Fruit de la passion, Kiwi, Mangue, Melon, Nectarine, Orange, Papaye, Pastèque, Prune, Pêche, TomateAil, Artichaut, Asperge, Aubergine, Bette, Betterave, Brocoli, Carotte, Chou (Romanesco, blanc, frisé, rouge, chinois, fleur, rave), Concombre, Courgette, Céleri, Epinard, Fenouil, Haricot, Laitue, Navet, Oignon, Pois, Poivron, Pomme de terre, Radis, Rhubarbe
EtéJuilletAbricot, Airelle, Ananas, Avocat, Banane, Cassis, Cerise, Citron, Fraise, Framboise, Fruit de la passion, Groseille, Kiwi, Litchi, Mangue, Melon, Myrtille, Mûre, Nectarine, Papaye, Pastèque, Prune, Pêche, Quetsche, TomateAil, Artichaut, Aubergine, Bette, Betterave, Brocoli, Carotte, Chou (Romanesco, blanc, frisé, rouge, chinois, fleur, rave), Concombre, Courgette, Céleri, Epinard, Fenouil, Haricot, Laitue, Maïs, Navet, Oignon, Pois, Poivron, Pomme de terre, Potiron, Radis
AoûtAbricot, Airelle, Ananas, Avocat, Banane, Cassis, Cerise, Citron, Figue, Fraise, Framboise, Fruit de la passion, Groseille, Kiwi, Litchi, Mangue, Marron, Melon, Mirabelle, Myrtille, Mûre, Nectarine, Noisette, Papaye, Pastèque, Poire, Prune, Pêche, Quetsche, Reine-claude, TomateAil, Artichaut, Aubergine, Bette, Betterave, Brocoli, Carotte, Chou (Romanesco, blanc, de Bruxelles, frisé, rouge, chinois, fleur, rave), Concombre, Courge, Courgette, Céleri, Epinard, Fenouil, Haricot, Laitue, Maïs, Navet, Oignon, Poivron, Pomme de terre, Potiron, Pâtisson, Radis
SeptembreAnanas, Avocat, Banane, Citron, Coing, Figue, Fraise, Framboise, Fruit de la passion, Groseille, Kiwi, Litchi, Mangue, Marron, Melon, Mirabelle, Myrtille, Mûre, Nectarine, Noisette, Noix, Papaye, Pastèque, Poire, Prune, Pêche, Quetsche, Raisin, Reine-claude, TomateArtichaut, Aubergine, Bette, Betterave, Brocoli, Carotte, Chou (Romanesco, blanc, de Bruxelles, frisé, rouge, chinois, fleur, rave), Citrouille, Concombre, Courge, Courgette, Céleri, Epinard, Fenouil, Haricot, Laitue, Maïs, Navet, Oignon, Panais, Poireau, Poivron, Pomme de terre, Potiron, Pâtisson, Radis
AutomneOctobreAnanas, Avocat, Banane, Citron, Coing, Figue, Fraise, Fruit de la passion, Groseille, Kiwi, Litchi, Mandarine, Mangue, Marron, Noisette, Noix, Papaye, Poire, Pomme, Prune, Quetsche, Raisin, TomateBette, Betterave, Brocoli, Carotte, Chou (blanc, de Bruxelles, frisé, rouge, chinois, fleur, rave), Citrouille, Courge, Céleri, Epinard, Fenouil, Laitue, Maïs, Navet, Oignon, Panais, Poireau, Poivron, Pomme de terre, Potiron, Radis, Salsifis, Topinambour
NovembreAnanas, Avocat, Banane, Citron, Fruit de la passion, Kiwi, Mandarine, Mangue, Marron, Noix, Orange, Papaye, Poire, PommeCarotte, Chou (blanc, de Bruxelles, frisé, rouge, chinois, fleur, rave), Citrouille, Courge, Céleri, Endive, Epinard, Fenouil, Mâche, Oignon, Panais, Poireau, Poivron, Pomme de terre, Radis, Salsifis, Topinambour
DécembreAnanas, Avocat, Banane, Citron, Fruit de la passion, Kiwi, Litchi, Mandarine, Mangue, Marron, Orange, Pamplemousse, Papaye, Poire, PommeCarotte, Chou (blanc, de Bruxelles, frisé, rouge, chinois), Citrouille, Courge, Céleri, Endive, Mâche, Oignon, Panais, Poireau, Pomme de terre, Radis, Salsifis, Topinambour

jeudi 10 février 2011

DIY: Aromathérapie : les huiles de la relaxation


Voici une démarche intéressante, toutes les HE ont potentiellement un effet psychoactif de par leur volatilité, elles sont l'odeur, concentré des milliers de fois, de la plante, chacun peut donc avoir des réactions différentes en fonction de ses souvenirs d'enfance par exemple, vis à vis de chaque odeur, testez donc un maximum d'HE aux effets peu ou prou similaires et choisissez celles dont l'odeur vous touche le plus, PUIS les synergies qui vont avec:

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                                          Aromathérapie : huiles relaxantes


La quête du bien-être est un moyen de chasser et de prévenir les effets pervers du stress. Au-delà de ce registre, les huiles essentielles offrent bien plus qu’un simple moment de détente. Certaines d’entre elles agissent sur les déséquilibres du système nerveux et leurs fragrances sur le comportement et les pensées.
Ma formule à visée apaisante, calmante et psychoactive. 
Voies olfactive et cutanée
  • HE* d’encens oliban (Boswellia carterii) : 1 ml*
  • HE de litsée citronnée (Litsea citrata) : 0,5 ml
  • HE de marjolaine des jardins (Origanum majorana) : 1 ml
  • HE de pruche (Tsuga canadensis) : 1 ml
  • HV* de noyau d’abricot (Prunus armeniaca) : QSP 15 ml
*HE : huile essentielle
*HV : huile végétale
*1 ml = 20 gouttes
  • Préparation
Dans un flacon en verre teinté de 15 ml muni d’un compte-gouttes verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées, ajouter l’huile végétale jusqu’en haut du flacon, agiter.
  • Mode d’emploi
Voie olfactive : déposer 2 gouttes de la synergie à l’intérieur des poignets, joindre les deux mains sur le nez en protégeant les yeux et respirer trois fois de suite profondément. À répéter à volonté dans la journée et particulièrement en cas de montée de stress.
Voie cutanée : avec la quantité nécessaire, utiliser en massage du plexus solaire et en massage paravertébral (le long de la colonne vertébrale), ou encore du plexus bloqué ou en souffrance, jusqu’à six fois dans la journée.


La vie trépidante et son rythme stressant infligent à l’organisme une pression constante. Cet état de stress plus ou moins important permet à l’individu de fonctionner de façon optimale au niveau intellectuel, physique et même biologique ; le corps mobilise toutes ces ressources grâce à la sécrétion d’adrénaline pour répondre aux sollicitations extérieures.
Ce phénomène bénéfique devient néfaste lorsqu’il se prolonge et s’installe de manière quasi permanente. L’imprégnation adrénergique peut alors déséquilibrer l’ensemble des grands systèmes du corps humain : endocrinien (infertilité, troubles thyroïdiens ou pancréatiques), cardiovasculaire (hypertension, infarctus), digestif (gastralgies, côlon irritable, perturbation du transit), respiratoire (respiration irrégulière, asthme nerveux) ou encore nerveux (insomnie, anxiété, dépression…)

  • À la recherche de l’état d’équilibre
La détente que procurent des techniques de relaxation comme la sophrologie, la réflexologie douce, la méditation, certains arts martiaux ou encore l’utilisation d’huiles essentielles apaisantes et calmantes permet d’accéder à un état d’équilibre de fonctionnement de l’organisme, encore appelé homéostasie. Cet état de profonde détente réveille les forces d’autoguérison du corps en lui permettant de se ressourcer et de rééquilibrer l’ensemble des fonctions organiques. Ces techniques constituent des moyens de prévention et d’entretien du terrain, mais aussi des solutions alternatives ou complémentaires aux traitements classiques pour aller vers la guérison.
  • Des hypnotiques
Certaines grandes huiles essentielles du système nerveux agissent sur l’organisme comme de réels hypnotiques (néroli), antidépresseurs (verveine citronnée), myo­relaxants (romarin à camphre, lavandin) ou encore anxiolytiques et calmants (ylang-ylang, encens, litsée citronnée, camomille noble ou marjolaine des jardins). Elles peuvent être utilisées en prévention pour entretenir l’équilibre nerveux et émotionnel, mais sont aussi de réels moyens pharmacologiques pour traiter les dérives anxiogènes. Leurs effets sur le système nerveux central s’expliquent par différents mécanismes d’action. Elles agissent sur le système cardiovasculaire en rééquilibrant la vasomotricité artérielle (diminution de la pression artérielle et régulation du rythme cardiaque). Elles influencent les neuromédiateurs et suivent des voies métaboliques complexes. Elles peuvent également posséder un fort pouvoir négativant sur les milieux environnants et notamment sur le système nerveux central, par les terminaisons nerveuses endonasales (dans la muqueuse du nez). Il est intéressant de souligner que tous les effets pharmacologiques de ces actifs aromatiques sont dénués des effets secondaires des médicaments allopathiques (somnolence, apathie, pertes de mémoire, dépendance…) lorsqu’ils sont utilisés aux posologies recommandées.


  • À chaque stress son huile essentielle
Selon la nature de ses molécules aromatiques, une huile essentielle sera plus «réchauffante» que «refroidissante», ou encore plus «asséchante» qu’«humidifiante». Ces propriétés ont été mises au jour en superposant les quatre tempéraments hippocratiques (lymphatiques, nerveux, sanguins et bilieux) et le diagramme bioélectronique de Claude Vincent. Par exemple, certaines huiles donnent des électrons et donc refroidissent le milieu, d’autres en captent et donc réchauffent. Ainsi, un tempérament lymphatique (humide et froid) se rééquilibre avec des huiles chaudes et asséchantes (celles riches en terpènes) comme l’encens, les essences d’agrumes, de pins et sapins. Les tempéraments nerveux (sec et froid) trouvent des bienfaits apaisants chez les huiles riches en alcools, comme la marjolaine des jardins, le néroli. Les sanguins (chauds et humides) se relaxent grâce aux esters présents dans les lavandes, la pruche, l’ylang-ylang ou la camomille noble. Et enfin, le stress des bilieux tombe mieux avec les huiles essentielles riches en aldéhydes, comme celle de litsée citronnée ou de verveine citronnée. Et parce qu’un tempérament n’est jamais tout l’un ou tout l’autre, la formule apaisante propose une synergie complète et universelle.

www.aude-maillard.fr

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mardi 8 février 2011

Les graines germées, DIY



Les graines germées sont une très bonne source de vitamines et minéraux font preuve d’une très bonne biodisponibilité (l’organisme va pouvoir facilement absorber les minéraux et vitamines contenu dans les graines germées). Les graines germées sont vivantes, elles sont gorgées d’enzymes. Les enzymes contenus dans les graines germées vont aider à digérer les aliments cuits qui en sont dépourvus. C’est donc une très bonne idée d’inviter les graines germées à votre repas, vous n’en digérerez que mieux.
Pendant la germination il se passe un processus formidable qui multiplie jusqu’à 1000 fois les vitamines contenues dans les graines sèches. Elles ont donc un pouvoirtonifiant sur l’organisme, antioxydant et reminéralisant.
Pour garder tous les bienfaits des graines germées il faut les manger crues et éviter de les cuire après leur germination. Dans les plats chauds ajoutez-les au dernier moment.
Il suffit d’en manger 2 cuillères à soupe par jour et par personne pour profiter de leurs bienfaits. Si vous vous savez en carence de vitamines et minéraux vous pouvez consommer 100g de graines germées par jour sous forme de cure.


Des plus simples à faire germer au plus difficile :
  • Les plus facile les légumineuses: le trèfle, la lentille, l’alfafa, le pois chiche, l’azuki, le fenugrec, le haricot mungo…
  • Classique les légumes : le radis, le brocoli, la carotte, l’ail, le fenouil, le choux rouge, le chou chinois, l’oignon, le poireau, le basilic, le persil…
  • Les céréales : le blé (1% de gluten seulement dans le blé germé), l’avoine, le seigle, l’amarante, le kamut, le millet, le sarrasin, le quinoa, le riz, l’orge, l’épeautre…
  • Les oléagineuses : le tournesol, le sésame, les amandes…
  • Les plus difficiles, les mucilagineuses: le lin, la moutarde, le cresson… 
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  • Et comment déguste-t-on les graines germées ?
Blog cuisine bio : les graines germées
Vous les rincez une dernière fois et hop elles sont prêtes ! Elles sont décoratives tout simplement en accompagnement d’un plat. Les graines germées sont délicieuses en salade elles ajoutent leur note piquante ou parfumé. Ajoutez-les aussi à vos sandwichs, vos omelettes…

mercredi 2 février 2011

Protégez-Vous lance un 2e guide des produits de santé naturels


Les Éditions Protégez-Vous lancent la 2e édition du Guide pratique des produits de santé naturels afin d’aider le consommateur à démêler le vrai du faux en la matière.
Ce guide donne l’heure juste sur l’efficacité de 60 produits et sur les risques qui peuvent y être associés, à la lumière des plus récentes recherches scientifiques. PasseportSanté.net fait partie des sources qui ont été consultées pour ce guide.
Pour chacun des produits naturels faisant l’objet d’une fiche, le guide décrit l’usage, le dosage, les précautions, les contre-indications, les effets indésirables potentiels ainsi que les interactions possibles avec certains médicaments.
Chacune des fiches a d’ailleurs été rédigée à partir d’une recension des études les plus pertinentes et des usages reconnus par différents organismes, dont l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la Commission E allemande, créée par l’État allemand pour évaluer l’efficacité des plantes médicinales.

mardi 18 janvier 2011

Listes des additifs alimentaires et leur dangerosité éventuelle

 Liste tous les colorants, conservateurs, antioxydants, émulsifiants et additifs


Colorants : Servent à donner une couleur dite naturelle aux aliments; certains sont toxiques et surtout déclenchent des réactions allergiques ou d'intolérance.

Conservateurs : Substances qui empêchent les aliments de moisir et de fermenter. Ils empêchent les micro-organismes présents dans les aliments de se développer.

Antioxydants ou Antioxygènes : Empêchent l'oxydation des aliments et toutes les modifications organiques qui découlent de cette oxydation.

Émulsifiants, Stabilisants, Épaississants et Gélifiants : Ce sont des agents de texture que l'on retrouve sur l'emballage des produits alimentaires. Ils donnent le volume, la tenue ou le moelleux aux produits. D'une manière générale, ils sont moins toxiques que les colorants, conservateurs ou antioxydants.





vendredi 14 janvier 2011

Des gentilles bébêtes à la place des pesticides

Ça ressemble à un sachet d'infusion. Les maraîchers l'accrochent dans leurs serres aux plants de concombre, courgette, melon, poivron... Le résultat ? Aussi inoffensif qu'une tisane pour l'agriculteur et le consommateur. Mais redoutable pour les acariens nuisibles, suceurs de sève et vecteurs de maladies.
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mercredi 5 janvier 2011

Parfums bienfaisants aux huiles essentielles

Des parfums faits maison !
En effet, à qui faire confiance quand on sait qu’aujourd’hui les parfums vendus en magasins sont presque tous à base d’ingrédients synthétiques, parfois allergisants, et bien souvent très éloignés de la Nature qu’ils sont sensés évoquer ?
 On peut pourquoi pas se fabriquer un parfum très personnel avec les huiles essentielles…



Comment procéder ?


Pour un parfum équilibré, comptez 30 à 35 gouttes d’huiles essentielles dans 30 ml d’alcool à 70 degrés ou de vodka pure.

Munissez vous d’un flacon en verre (ambré ou non) et d’un vaporisateur ou applicateur à bille.
Selon vos goûts, optez tout d’abord pour des notes de fond boisées ou résineuses : santal, vétiver, myrrhe, cèdre ou oliban. Elles vont construire le parfum et s’inscrire dans la durée grâce à leur sillage subtil.
Mêlez à ces essences les huiles essentielles de la note de cœur (bien souvent des notes florales comme l’ylang ou la rose, le géranium ou la lavande) et enfin les essences de la note de tête (le plus souvent des agrumes comme la bergamote, l’orange ou le citron).
Laissez se mêler les huiles essentielles un instant.
Humez et rectifiez si nécessaire.
Ajoutez ensuite le mélange (soit 30 gouttes ou environ 1,5ml d’huiles essentielles) à votre base alcoolisée.
Remarquez que le parfum ne sera pas d’emblée celui que vous obtiendrez au final.
Si vous l’offrez à noël, précisez que c’est après un repos de deux semaines que l’on pourra le découvrir vraiment dans sa fragrance la plus fine et en profiter un maximum.
Conservez toujours vos parfums maison dans un flacon en verre bien fermé et si possible à température fraîche ou ambiante.

Une recette sensuelle pour un Noël émerveillé :
8 gouttes de cèdre de l’Atlas
4 gouttes de clou de girofle
4 gouttes de cannelle écorce
10 gouttes de pamplemousse zeste
6 gouttes d’orange douce
Dans 30 ml d’alcool à 70 degrés ou de vodka BIO.


Luxe ou besoin profond ?
Le parfum à base d’huiles essentielles est un accessoire invisible mais moins frivole qu’on ne le croit. En effet, les parfums faits maisons avec des huiles essentielles sont supérieurs en finesse et en « bonté » aux parfums synthétiques. Il est vrai que la nature est le plus admirable des alchimistes. Pensons à toutes ces molécules fines contenues dans les essences aromatiques.
Concrétiser ses désirs olfactifs peut en outre avoir des vertus thérapeutiques. En effet, les huiles essentielles ont un réel effet sur le métabolisme nerveux grâce à leur passage immédiat via le cerveau limbique. Un parfum aromatisé à la mandarine, au petitgrain bigarade ou à l’orange douce apporte par exemple apaisement et relaxation.
En bref, on peut dire qu’un parfum naturel peut influencer nos humeurs et nos comportements, ou alors nous inciter à une action ou une attitude.

mercredi 15 décembre 2010

Europe : mon plaidoyer pour les plantes médicinales, par Michèle Rivasi


Les plantes médicinales traditionnelles vont-elles disparaître en Europe le 30 avril 2011 ? En théorie, non. Mais des produits utilisés pour la médecine traditionnellechinoise ou indienne (ayurvéda), certains compléments alimentaires, et plus largement la filière bio artisanale risquent de faire les frais de la nouvelle donne européenne.

Deux systèmes parallèles pour les produits à base de plantes

La situation des plantes médicinales en Europe est un véritable imbroglio. Leur usage est réglementé par deux systèmes d'enregistrement distincts :
  • L'un de type pharmaceutique, auprès de l'Agence européenne des médicaments (EMA). C'est cette fameuse directive de 2004 sur les plantes médicinales traditionnelles qui focalise toutes les critiques mais dont la date butoir du 30 avril 2011 concerne en réalité les médicaments traditionnels à base de plantes (abrégé THMPD dans le jargon européen).
  • Le second permet l'enregistrement des plantes en tant que complément alimentaire. Il correspond à un règlement de 2006, dont les allégations de santé sont elles en cours d'évaluation par l'agence européenne des aliments (EFSA).
La grande majorité des fabricants de produits à base de plantes joue sur les deux systèmes. Des lors que l'enregistrement pharmaceutique est devenu trop compliqué, les entreprises ont souvent préféré emprunter la voie des compléments alimentaires pour diffuser leurs produits.

L'échec d'une directive pleine de bonnes intentions

Plantes, algues, champignons, lichens, utilisés frais ou entiers, coupés ou desséchés, concassés ou pulvérisés. Mais aussi teintures, extraits, huiles essentielles ou jus obtenus par pression… La directive THMPD de 2004 découle au départ d'une bonne intention : simplifier l'enregistrement d'une substance à effet thérapeutique sur la base de son usage traditionnel. Aujourd'hui, force est de constater l'échec de la directive THMPD.
La procédure simplifiée d'enregistrement se révèle horriblement compliquée. La définition du médicament traditionnel à base de plantes suppose un usage depuis au moins trente ans, dont quinze au sein de l'Union européenne.
Le coût et la complexité du dossier d'enregistrement, de l'ordre d'au moins 60 000 euros par produit, est une barrière pour les entreprises soucieuses de se mettre en règle. Autant se préparer à arrêter la fabrication d'un produit, c'est moins compliqué.
Bilan ? Moins de 200 médicaments traditionnels à base de plantes ont été pour l'instant approuvés par l'EMA.
Autre exemple : la liste communautaire des plantes autorisées comprend aujourd'hui 149 plantes, sur les 600 envisagées initialement par la Commission. Le nombre d'espèces de plantes médicinales s'élève à 1 500 en France et à 20 000 dans le monde, rappellent les herboristes. Sans compter les remèdes mélangeant différentes substances. On reste loin du compte.

Les compléments alimentaires privés d'allégations de santé

Un règlement de 2006, sur les allégations de santé des denrées alimentaires, se trouve au centre d'une féroce polémique. Encore peu médiatisée auprès des consommateurs européens, ces échanges à fleurets mouchetés ont lieu entre la Commission européenne, l'EFSA et les fabricants des compléments alimentaires à base de plantes.
A ce jour, plus de 95% des dossiers d'allégations déposées pour des produits à base de plantes ont reçu un avis négatif de l'EFSA. Trop rigoureuse, calquée sur des procédures propres aux médicaments, l'EFSA prend sa décision sur très peu de données et rejette des allégations pourtant déjà autorisées dans plusieurs pays européens.
Le 27 septembre, la Commission européenne a annoncé sa décision d'ajourner son avis sur les allégations de santé évaluées par l'EFSA, jusqu'à ce qu'un certain nombre de problèmes relatifs aux plantes soient résolus. La Commission est entrée dans une période de réflexion. La situation est bloquée et les passes d'armes ont repris.

Médecine chinoise et ayurvédique, premières victimes

La situation des plantes médicinales en Europe n'est guère florissante. L'évaluation des compléments alimentaires à base de plantes est pour l'instant suspendue. Et avec la fin du délai de transition de THMPD, au-delà du 30 avril 2011, la vente de plantes non autorisée restera possible, mais sans indication thérapeutique.
Si rien ne change, l'impact de ces deux législations européennes promet d'être dévastateur. Des produits vont disparaître du marché. Des associations tirent la sonnette d'alarme, inquiètes des répercussions sur les substances et préparations à base de plantes utilisées en médecine traditionnelle chinoise ou indienne (ayurvéda).

Les petites entreprises du bio aussi touchées

Les vraies victimes seront les petites entreprises du secteur. La pleine entrée en vigueur de ces textes va toucher de plein fouet l'ensemble du secteur des médecines naturelles à base de plantes et une bonne partie de l'économie du bio. Dans le seul secteur des compléments alimentaires, la baisse d'activité est estimée à environ 30%.
Cela va aussi varier en fonction des états membres de l'Union européenne, selon leur tradition des plantes médicinales. Chez certains, les autorités demandent d'enregistrer la plante comme médicament. Dans d'autres, la même plante peut être mise sur le marché comme un aliment.
La Cour européenne de justice a rappelé que ce double usage était légal. Il revient finalement aux pays de trancher les litiges au cas par cas, au travers de jugements nationaux. Difficile alors de dégager un véritable consensus européen.

A qui profite la dose ?

Si l'on peut comprendre la nécessité de garantir la qualité des produits et préserver la santé publique, on peut aussi se demander à quoi rime une législation qui impose des conditions si draconiennes et inadaptées que la réalité du terrain ne puisse s'y conformer.
Cela me fait penser aux difficultés rencontrées en France par d'autres plantes, les préparations naturelles peu préoccupantes (pnpp). Bras de fer popularisé sous le nom de la guerre de l'ortie. La situation concrète des plantes médicinales pourrait bien s'en rapprocher.
En faisant à peu près le même type de nuance juridique qu'entre l'ortie et le purin d'ortie, on s'apprête à criminaliser l'usage et la diffusion des savoirs relatifs aux plantes médicinales. Simultanément, la voie des compléments alimentaires est désormais bouchée. Cela montre bien que les carences du double système actuel.
On sent une volonté de museler le secteur des médecines alternatives ou naturelles, en particulier celles liées aux plantes. Résultat, on pose un cadre susceptible de justifier toutes les chasses aux sorcières possibles en matière de plantes, qu'il s'agisse d'un usage traditionnel, commercial ou non.

dimanche 8 août 2010

L’ eau en bouteille laissée dans votre voiture est très dangereuse ! La chaleur réagit avec les produits chimiques du plastique de la bouteille ce qui libère de la Dioxine dans l’eau.

L’ eau en bouteille laissée dans votre voiture est très dangereuse ! Il a été prouvé que cela peut causer un cancer. En fait, c’est la cause la plus commune du taux élevé de dioxine dans les tissus du cancer du sein.
Un oncologiste l’a confirmé et recommande : personne ne devrait boire l’eau en bouteille laissée dans une voiture.
La chaleur réagit avec les produits chimiques du plastique de la bouteille ce qui libère de la Dioxine dans l’eau.

La Dioxine est la toxine de plus en plus trouvée dans les tissus du cancer du sein.
Donc, s’il vous plaît, soyez prudent et ne buvez pas l’eau en bouteille qui a été laissée dans une voiture.
Cette information peut sauver une vie !
Utilisez une gourde en acier inoxydable ou une bouteille de verre, à la place
L’ information suivante circule au centre médical de l’Armée canadienne :
- Pas de récipients en plastique dans le micro-onde.
- Pas de bouteille d’eau dans les congélateurs.
- Pas d’emballage plastique dans le micro-onde.
- Ne pas congeler vos bouteilles en plastique remplies d’eau,car cela libère les dioxines de la matière plastique.
La Dioxine cause le cancer, spécialement le cancer du sein et empoisonne grandement les cellules du corps.
Edward Fujimoto, Wellness Program Manager à Castle Hospital a parlé de la Dioxine et combien elle est mauvaise pour nous.
Il dit aussi que nous ne devrions pas chauffer notre nourriture dans le micro-onde en utilisant des récipients de plastique.
Il explique que la combinaison de graisse chauffée à haute température et le plastique libèrent de la Dioxine dans la nourriture, qui se transmet ainsi aux cellules du corps... À la place, il recommande d’utiliser des récipients en verre comme le pyrex ou des récipients de céramique. Vous obtenez les mêmes résultats mais sans la Dioxine.
Les mets ou soupes instantanées devraient aussi être enlevés du récipient original et réchauffés dans quelque chose d’autre.
Le papier n’est pas mauvais, mais il est plus sûr d’utiliser un récipient de verre spécialement conçu pour la chaleur.
D’ailleurs, c’est pour cette raison que les fabricants d’aliments dits "fastfood" ont changé leur emballage plastique pour du papier, a cause du problème de la Dioxine.
Le Dr. Fujimoto a également souligné que l’emballage plastique, comme le film est tout aussi dangereux quand placé sur la nourriture et chauffé dans le micro-onde
La chaleur excessive mélange la toxine poison du film plastique à la nourriture.
Couvrez la nourriture avec une serviette en papier à la place ou mieux,un couvercle en verre.

mercredi 30 juin 2010

Calendrier des visites des jardins de l'Ecole des plantes de Bailleul

Centre régional de phytosociologie / Conservatoire botanique national de Bailleul - Hameau de Haendries 59270 BAI LLEUL


COMPRENDRE,  INVESTIR  &  AGIR …

Visites animées par le CBNBl, pour tout public.
Réservation obligatoire, une semaine à l'avance, auprès des magasins Nature et Découvertes
de Lille par téléphone (03.28.14.43.00 ou 03.20.78.01.00) ou réservation sur le site internet
natureetdecouvertes.com avec la carte Instants Nature :

Mercredi 30 juin 2010 - Grand jeu au Jardin des plantes sauvages.
Partons à la découverte de la diversité de la flore sauvage de la région à travers
différentes questions et jeux qui permettront d’apprendre tout en s’amusant.

Samedi 17 juillet 2010 – Découvrons les parents sauvages des plantes
cultivées.
Légumes, fruits, aromates, plantes horticoles… Remontons l’arbre généalogique
de nos plantes cultivées pour retrouver leur origine sauvage.

 Mercredi 28 juillet 2010 – Ces herbes qu’on dit mauvaises.
Mauvaises vous dites ? Rendez-vous au Jardin des plantes sauvages pour
changer votre regard sur ces merveilles botaniques et apprendre à les apprécier.

Mercredi 22 septembre 2010 – Mille et un services rendus par les plantes.
Pour s’habiller ou teindre, pour peigner ou nettoyer, les plantes recèlent des vertus
méconnues ou parfois simplement oubliées.

Mercredi 6 octobre 2010 – les arbres et leurs mystères.
Promenons-nous dans le bois… Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est le plus
haut, dévoile l’Hêtre multiple qui se cache sous ces feuillages.

Mercredi 3 novembre 2010 – Ces plantes au drôle de nom (le Pied de chat,
l’Arbre à perruque…).
Connaissez-vous « le Bois gentil », « le Pas d’âne » ou encore « l’Herbe aux
femmes battues » ? Et oui, ce sont des plantes ! Retrouvons ensemble l’histoire de
ces noms rigolos donnés pas des botanistes.

Mercredi 17 novembre 2010 –
Venez faire le portrait de l’eau dans tous ses états dans le Jardin des plantes
sauvages. Grâce à des expériences dans l’atelier de botanique, vous pourrez
même rencontrer Perlette et recréer le cycle de l’eau.

Mercredi 1er décembre 2010 – Beautés fatales.
Ramenées chez nous pour que l’on puisse admirer leur beauté, certaines plantes
exotiques s’avèrent être un cauchemar pour notre biodiversité. Venez découvrir les
bons gestes pour favoriser la vie animale et végétale de notre région.

Découvrez le monde des plantes sauvages
Conservatoire botanique national de Bailleul
2ème semestre 2010
VISITES GUIDÉES

Dans le cadre des Rendez-vous nature du Conseil général du Nord : sorties
gratuites limitées à 25 personnes. Réservation obligatoire, au plus tard 48h à
l'avance, au 03.28.49.00.83 :

Mardi 13 juillet 2010 – Des plantes sauvages dans nos assiettes.
Comment agrémenter son repas d’une touche de naturel ? En apprenant à
reconnaitre les espèces végétales comestibles !

Vendredi 27 août 2010 – Elles nous envahissent.
Invasives ou envahissantes, qui sont elles, d’où viennent elles, quelles en sont les
conséquences ?

Mercredi 27 octobre 2010 – Le voyage des plantes.
Les plantes se déplacent, mais comment font-elles ? Et pourquoi se déplacent-elles? Sont-elles obligées, l’Homme intervient-il ?
Un autre regard sur le jardin de la bibliothèque municipale de Bailleul :
à la découverte d’un petit monde vivant insoupçonné.
Limité à 25 personnes, sur inscription au 03.28.41.27.54
Activité suivie de l’inauguration du fonds documentaire spécial enfant sur le thème du jardin.
Visites libres du Jardin des plantes sauvages et du Jardin des plantes médicinales
(3€ / pers / jardin).
Visites semi guidées pour découvrir, en autonomie, le monde de la flore sauvage sous
forme de jeu (5€ / pers) en botaniste :
en herbe :
permet aux enfants de faire connaissance avec les familles botaniques.
amateur :
- immerge les adultes néophytes en botanique dans l’univers des plantes sauvages.
- immerge les adultes néophytes en botanique dans l’univers des plantes médicinales.
initié :
permet aux adultes initiés de connaître les différents usages des plantes sauvages qui poussent près de chez lui.
PÉRIODE D’OUVERTURE
Toute l’année, du lundi au vendredi de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 18h00, le week-end sur réservation.
Pour les réservations, ou pour tout renseignement, contactez le
Conservatoire botanique national de Bailleul
Tél. 03.28.49.00.83 / Fax. 03.28.49.09.27 Courriel : infos@cbnbl.org
Site internet : www.cbnbl.org

lundi 24 mai 2010

Cueillette biodynamique

Cueillette, séchage et conservation des Plantes

Je n'insisterai jamais assez sur le danger inhérent à la cueillette de plantes dont on n'est pas sûr à 100%. La récolte et le séchage des plantes sont des activités assez compliquées (sauf quand on en a l'habitude) et qui prennent du temps. Si vous n'êtes pas sûr, achetez vos plantes en herboristerie (bien sûr, vérifiez que les plantes sont saines, qu'elles ont été cultivées et cueillies dans de bonnes conditions) et chargez-les ensuite de votre énergie, ou demandez à un ami, qui les récolte pour lui-même, de vous en fournir.

La récolte : quelques précisions
        La plupart des plantes médicinales poussent à l'état sauvage et il est étonnant d'observer comment chaque espèce a sa place particulière dans la Nature de manière à ce qu'elle puisse développer ses principes actifs dans les meilleures conditions. Si durant des siècles nous avons cultivé la sauge, le romarin, le tilleul et bien d'autres plantes, c'est que nous désirions avoir ces précieux végétaux sous la main.
        Evitez à tout prix de récolter vos plantes sur des terrains ayant reçu des engrais ou des insecticides. Ne faites pas de cueillette le long des routes ou des chemins, cherchez plutôt les endroits isolés, loin des contaminations chimiques. Il est très difficile de savoir si une plante a été épargnée par ce type de pollution, exercez donc une grande prudence. Si vous avez un jardin, vous pouvez essayer de les cultiver vous-même.
        J'insiste sur le fait de connaître très bien les plantes avant de vous lancer dans leur cueillette. La connaissance et la pratique des plantes ne sont pas faciles à acquérir et demande une étude assidue. Soyez plus qu'absolument sûr des plantes que vous cueillez (il serait en effet dommage que vous confondiez la grande gentiane avec une espèce d'hellébore particulièrement toxique). Avant d'en cueillir une assurez-vous, en consultant une flore, de son habitat, sa floraison, sa couleur, sa forme, ses dimensions, son odeur et tous les autres détails permettant de l'identifier. Ne ramassez jamais celles dont vous n'êtes pas sûr.
        Ne prenez que les spécimens sains. Méfiez-vous comme de la peste de ceux qui portent des moisissures, ou de ceux qui sont attaqués par des parasites ou des escargots.
        Les règles essentielles de respect de notre Mère la Nature sont bien entendu de vigueur. Si possible, il vaut mieux ne pas récolter les plantes isolées, et ne ramassez pas la totalité des plantes d'une même espèce dans un endroit restreint. Dans un même esprit de profond respect, veillez à ne pas couper entièrement la plante, afin qu'elle puisse survivre et redévelopper ses membres sans trop de difficultés. Ne cueillez pas plus que nécessaire, car celui qui prélève un don de la Terre doit éviter toute attitude égoïste et laisser une partie de ces dons à la Terre. Evidemment, respectez les espèces en voie de disparition!


La prospection  
      Il est très intéressant de procéder à une prospection de lieux de cueillette avant la récolte en elle-même. Au cours de vos promenades, faites attention aux lieux où poussent les plantes, au stade de leur maturité, à leur nombre, etc. De cette manière, votre cueillette s'en trouvera facilitée et vous pourrez avoir une meilleure organisation.


L'outil de cueillette  
      Pour cueillir les parties aériennes des plantes, vous devrez vous munir d'un couteau ou d'une serpette, et pour les parties souterraines, vous utiliserez une petite pelle, ou plus souvent une bêche.

        Certains herboristes préconisent la cueillette des " simples " par cassage des plantes, mais casser une plante n'est pas toujours chose évidente car la souplesse de certaines empêche une cassure nette. Insister pourrait abîmer la plante en provoquant souvent de graves blessures :  force de tirer et de tordre, on finit par la déchausser, blesser les extrémités et en plus endommager les sommités récoltées. L'agressivité de cette technique est incompatible avec l'esprit de l'herboristerie traditionnelle. Une section nette des tiges et des branches évite toute trituration et permet une saine cicatrisation de la partie végétale restante.

        Les faucilles sont aussi un symbole lunaire : leur croissant rappelle la Lune, et la Lune a des rapports étroits avec la Terre : elle gère la croissance des végétaux, le mouvement des eaux et l'intensité des champs magnétiques. La lune (agent féminin) est la compagne du Soleil (agent masculin) qui influe sur la vie comme lui. L'or est la couleur du Soleil. C'est pourquoi dans l'Antiquité, les druides utilisaient les serpes dorées qui représentaient cette union du Soleil et de la Lune, l'union des deux astres majeurs influant sur la vie et déterminant aussi ses cycles et saisons.

        Pline l'Ancien décrit le rite de cueillette du gui à l'aide d'une faucille en or. L'or ne coupe pas, cette faucille ne pouvait donc avoir qu'un usage symbolique : les rameaux de gui se détachent très facilement au niveau de leurs jonctions, par simple flexion. Et l'usage de la serpe d'or, qui probablement était plutôt un alliage de couleur dorée ou un placage d'or, devait être généralisé à toutes les plantes sacrées puisque les druides bannissaient l'usage du fer pour leurs herbes médicinales et magiques.
        Le fer avait un caractère violent car il était le métal des glaives et des lances, le métal de la guerre et de la destruction, le métal du sacrifice humain. De plus, le fer est incompatible avec certaines plantes, telle la sauge.

Le temps de la récolte   
     La récolte traditionnelle des plantes n'est pas une activité simple. Rien ne vous oblige à prendre en compte tous les facteurs, mais ici comme en magie, vous ferez au mieux pour plus d'efficacité. Je vous conseille d'adapter ces méthodes selon vos exigences et vos besoins. N'oubliez pas qu'il n'y a aucune obligation, suivez votre inspiration.
        La cueillette des plantes s'articule autour du cycle lunaire et du cycle solaire.
        En règle générale, tout ce qui pousse au-dessus du sol (bourgeons, écorces, bois, feuilles, fleurs, tiges) se récolte de la Lune croissante à la pleine Lune et tout ce qui se développe dans le sol (racines) de la Lune décroissante à la Lune noire.
        De même, au cours de l'année, les mêmes parties aériennes sont cueillies pendant la croissance du Soleil au cours de son cycle annuel, c'est-à-dire du printemps à l'été. Quant aux parties souterraines, elles se récoltent au cours de la régression du Soleil, c'est-à-dire de l'automne à l'hiver.
        Ainsi, en fonction de l'éveil de la Nature, les écorces et les bourgeons seront-ils récoltés, avec la montée de la sève au printemps, en Lune croissante. Les feuilles, la majorité des fleurs (car certaines se récoltent à la floraison de printemps) et les plantes se prélèvent en été, autour du solstice, en Lune montante. Les racines se déterrent en automne, en Lune décroissante.
        Selon certaines sources, l'herboriste ne doit pas être vu par l'oeil du Monde, le Soleil, ce qui limite, dans la majorité des cas, la récolte aux quelques heures avant le lever du Soleil et aux quelques heures après le coucher du Soleil. Ainsi, les plantes devraient être cueillies entre le coucher de la Lune et le lever du Soleil ou au crépuscule, entre le coucher du Soleil et le lever de la Lune.
        Mais  je préfère pour ma part me référer au calcul des heures planétaires pour planifier ma cueillette, ce qui me permet de cueillir les plantes au jour idéal et à l'heure idéale.
        Les parties de chaque plante subissent, elles aussi, une influence planétaire particulière : ainsi les racines sont sous le signe de Saturne, l'écorce sous l'influence de Mercure, le bois sous l'action de Mars, les feuilles reçoivent l'effet de la Lune, les fleurs agissent sous l'action de Vénus et le fruits se développent sous l'empreinte de Jupiter. Quant au Soleil, il influe sur la plante dans sa totalité.
        L'aurore est le moment idéal pour cueillir car la fraîcheur du matin permet à la plante recueillie de conserver plus longtemps ses substances actives. L'apparition de la lumière excite l'activité cellulaire et tonifie la plante qui se réveille en captant les premiers rayons du Soleil. Toute la Nature se tourne vers la lumière naissante : herbes, feuilles, et tiges se dressent pleines de vie. Les fleurs s'ouvrent, dégageant leurs arômes. Les premières lueurs du Soleil font frémir toute la Nature et les oiseaux commencent à chanter dans ce calme éternel. L'aurore, c'est aussi le moment où la lumière jaillit des ténèbres, de l'obscurité. C'est l'heure du chant du coq qui passe pour éloigner les mauvais esprits. Symboliquement, l'aube est un instant privilégié, puisque c'est celui du Soleil levant, du retour et de l'ascension de la lumière, de l'amour, de l'espoir, de l'épanouissement.
        Le crépuscule, quant à lui,  est un instant très propice à la récolte des parties souterraines.
        La cueillette de nuit semble avoir été fort répandue, non seulement pour des raisons lunaires (la Lune, dans sa période croissante, augmente la force magnétique des parties aérienne des végétaux, dans sa période décroissante, des racines), mais aussi pour des raisons de culpabilité vis-à-vis du Soleil, témoin presque inévitable de la cueillette matinale, comme il vient d'être dit ci-dessus. La nuit garantit plus longtemps la fraîcheur des plantes et les recouvre de rosée jusqu'au lever du Soleil. La nuit appartient aux puissances surnaturelles, et minuit est dès lors l'heure fatidique, le point symbolique culminant du cycle du Soleil, la moitié ascendante de sa course. Dans l'Antiquité, c'est souvent au " soleil de minuit " qu'avaient lieu les rites initiatiques, en relation avec les forces occultes, attachées à cette heure. Minuit est encore l'heure d'un grand nombre d'opérations magiques. A un point de rupture, cette heure n'est en fait ni bonne ni mauvaise, mais plutôt neutre, un point d'équilibre entre les forces du " Bien " et du " Mal ". Chez les Gaulois et les Grecs, c'est à minuit que les esprits se déchaînent et que les morts se réveillent pour hanter les vivants. Au jour de la St. Jean, minuit est l'heure sacrée à laquelle fleurit la fougère mâle qui donne des graines aux pouvoirs magiques immenses. C'est aussi à minuit que se récoltent traditionnellement le trèfle, la fleur de sureau, le pissenlit, la jusquiame noire.
        Les solstices, et dans une moindre mesure les équinoxes, étaient aussi considérés comme des moments forts de l'année, que l'on mettait à profit pour certaines récoltes. La Saint-Jean (la fête christianisée de Litha) d'été notamment donnait lieu à des cueillettes spécifiques, à un partage de plantes médicinales, et des festivités particulières. C'est à cette occasion que les Dames aux Herbes récoltent, au point du jour, leurs herbes magiques et médicinales : armoise, arnica, bourrache, centaurée, gentiane, livèche, mauve, mélisse, menthe, millefeuille, millepertuis, molène, ortie, reine-des-près, sauge, serpolet, tilleul, verveine, violette... En fonction des climats et des régions, les variétés récoltées diffèrent. De toute façon, les plantes à maturité cueillies à la St-Jean possèdent toutes des pouvoirs magiques. Il est de même pour Beltane, au 1er mai, qui est également un moment sacré pour la cueillette des Herbes Sacrées.
        La cueillette se fait par temps clair et dégagé (éviter la récolte par temps de pluie, car les plantes se flétrissent, se tassent trop dans le panier et une partie de leurs principes actifs se dissout dans l'eau).

Avant la récolte : la préparation  
      Avant de partir quérir les Herbes Sacrées, il faut être prêt : physiquement, mentalement et spirituellement.
        Il est toujours préférable d'être en bonne santé et reposé. Pour être "digne" d'opérer le sacrifice végétal, il faut être frais, éveillé à la nature, présent, concentré sur ses gestes.
       La recherche des plantes médicinales doit être perçue comme un parcours initiatique, une quête librement choisie. Dans l'idée du sacrifice végétal qui va s'accomplir et des éventuelles réactions astrales ou physiques du milieu et des plantes agressées, il s'agit d'être prêt et de prendre conscience de ce qu'on va entreprendre.
        Sur le plan spirituel, la cueillette doit inciter l'herboriste à la sagesse et à la sérénité, à l'état de paix intérieure et de vénération du monde naturel. Il est très important de respecter le calme et l'intégrité de la forêt, de la Nature. De même, la présence d'un animal de compagnie, comme le chien, serait un élément perturbateur et empêcherait de se concentrer pleinement sur son oeuvre.
        Quand les plantes sont repérées, il convient de ne pas se précipiter : il faut les aborder sereinement, en se concentrant sur le geste qui va suivre. Il est nécessaire de sélectionner les parties végétales avant de les couper décemment.

Le geste de cueillette    
    Lorsque vous avez trouvé la plante que vous recherchez (suivez toutes les règles de cueillette décrites ci-dessus), tracez dextrogyre avec votre couteau un cercle autour de la plante, de la main gauche comme les druides. Les cercles magiques ont en fait une triple action: le cercle sacralise la plante, empêche les influences extérieures de s'approcher de la plante et de l'altérer et protège l'herboriste des réactions astrales éventuelles de la plante. Coupez ce dont vous avez besoin, surtout pas l'entièreté de la plante (sauf lorsqu'il s'agit d'une petite fleur). La technique consiste à tenir la plante de la main droite par le côté gauche de la plante (le pouce est donc vers le bas). La main gauche qui serre la faucille sous le poignet droit et coupe la plante dans un mouvement vers l'extérieur gauche. La raison en est symbolique, en fait la main droite, la plus habile, est associée au labeur et à l'activité quotidienne et est perçue comme la main de foi, tandis que la main gauche est considérée comme la main de la magie. En coupant la plante, récitez une des formules ci-dessus ou une prière imprivovisée.
        Placez la plante dans votre panier sans la tasser, en veillant à ne pas mélanger les espèces (vous pouvez le séparer à l'aide d'une feuille de papier journal).
        Pensez également à prendre un sac en plastique afin de ramasser toutes les crasses que vous trouverez, laissées par des gens peu respectueux.


Le séchage 
       Revenu chez vous, triez d'abord impitoyablement vos plantes. Toutes celles qui présentent des moisissures ou qui ne sont pas belles doivent absolument être jetées.
       Ensuite, procédez tout de suite au séchage. C'est une étape important, car à son issue, la plante doit avoir gardé 10% de son eau, juste assez pour ne pas être totalement sèche. De plus, des champignons peuvent apparaître sur vos plantes, dans ce cas vous devrez jeter toute votre récolte.
Fleurs, feuilles et parties aériennes: Mettez-les sécher sur des draps de coton ou de lin ou sur du papier journal dans un endroit frais, sec et bien aéré. Vous pouvez aussi les suspendre en bouquets dans un grenier. Après les avoir soigneusement triées, brossez-les légèrement si elles sont un peu sales à l'aide d'une brosse à dents sèche. Coupez-les en long et hachez-les en petits morceaux d'environ 1 mm. Mettez le tout en bocaux hermétiques, de verre (si possible teinté) ou de porcelaine (cela se trouve facilement dans les marcher aux puces), mais surtout pas de plastique ou de métal, malheureux!
Racines: Nettoyez les racines à l'eau à l'aide d'une brosse à dent, soyez bien sûr d'éliminer toute la terre. Coupez-les en rondelles, puis coupez les rondelles en 2 ou en 4 selon leur diamètre. Faites-les sécher très longtemps, puis mettez-les dans des bocaux.
Fruits: détachez les fruits de leurs grappes (par ex le sureau) et mettez-les à sécher, ensuite mettez en bocaux.
Ecorce: veillez à ne pas récolter trop d'écorce sur un même Arbre. Mettez sécher l'écorce, puis coupez-le en petits morceaux, et mettez en bocaux.


Conservation
     Il est essentiel de conserver les plantes dans des bocaux hermétiques de verre teinté ou de porcelaine, surtout pas de métal ou de plastique. Placez tous vos bocaux de plantes dans une armoire fermée, où n'entreront pas la lumière des rayons du Soleil. Vous pourrez les conserver un an en moyenne, puis vous referez une récolte. Un conseil, si vous voyez qu'il vous reste encore des plantes alors que vous allez en récolter, cousez des petits sachets de coton et mettez une poignée de plante dedans, accrochez-le sous le débit d'eau du robinet et laissez couler votre bain. Voilà une façon bien agréable de ne rien gaspiller!