vendredi 7 mai 2010

Principes de base de la cueillette et quelques exemples



Plaisir et cueillette : plantes médicinales et culinaires.
1- Pour commencer : toutes les p'tites astuces pour bien déguster !
"Comment récolter et conserver les plantes médicinales"- - - - - - - - -Page 2
2- Plus concrètement, LE tonifiant du début d'été : l’Ortie, un concentré de
vitamines, de fer, d’oligo-élément, etc
"L'ortie en tisane, en soupe, en tarte ..."- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Page 4
3- En cas de maux de tête, sommeil agité, rhume, surmenage, insomnies, stress
nerveux, etc.
"La tisane de coucou"- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -Page 5
4- En cas de « petits bob », d’entorses, de douleurs musculaires…
"L’huile d’Arnica pour les massages" - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -Page 6


Avant de donner mes recettes de tisanes et autres préparations de plantes, il me semblait essentiel de
vous préparer un dossier sur la façon de les récolter et les conserver. Il est possible d’acheter des
plantes médicinales toute prêtes en pharmacie, mais le plaisir n’est plus le même. Je vous donne ici
quelques astuces pour bien récolter vos plantes puis les conserver pour qu’elles gardent leurs
propriétés médicinales. Attention tout de même à la cueillette en pleine nature, n’hésitez pas à
présenter vos plantes à votre pharmacien pour être sûre !!
Il faut savoir que certaines plantes sont protégées, la récolte est donc interdite. Veillez à bien vous
renseigner au préalable sur la législation locale. Certaines espèces comme la grande ortie, le pissenlit
peuvent être cueilli sans problème, d’autres demande un peu de précaution.

La récolte


1- Respecter l’environnement...
- Ne cueillez jamais la totalité d'une production, laissez sur place au moins 1/3 des plants.
- Ne ramassez jamais un spécimen isolé ou les espèces présentes en haute montagne.
- Ne déracinez pas une plante, à moins de vouloir utiliser
spécifiquement la partie souterraine. Faites-le uniquement pour les espèces répandues et localement abondantes.
- Ne cueillez que quelques feuilles sur chaque espèce et selon sa taille. La plante a besoin de photosynthèse pour se renouveler.
- Ne cueillez pas toutes les fleurs et les graines d'une plante annuelle, elle en a besoin pour se
reproduire l'année d'après.
- Les baies et les noix sont en saison la nourriture principale d'animaux sauvages tels que les oiseaux
ou les écureuils, n'oubliez pas de leur en laisser.
- Laissez les plantes toxiques en place, elles contribuent à l'écosystème.


2-Cueillir sans danger
- N'ayez jamais recours à des plantes que vous ne connaissez pas.
- Apprenez à reconnaître les plantes toxiques. Elles sont peu nombreuses et facilement
reconnaissables.
- Triez votre cueillette au moment de la récolte puis de nouveau lors de la préparation.
- Choisissez des plantes sauvages qui poussent loin des zones cultivées, des routes très passantes
(pollution), des lieux fréquentés par les chiens ou les chats. Certaines plantes tout à fait comestibles
peuvent devenir dangereuses à cause de parasites tels que la douve du foie (rencontré souvent dans le
cresson sauvage) ou l'échinococcose (transmis par les selles des chiens et des renards). Pour les fleurs
sauvages que vous souhaitez consommer crues, cueillez celles situées en hauteur des fossés, là où les
renards ou les chiens ne peuvent accéder. Enfin, cuire les baies, fruits et végétaux reste une bonne
mesure de prévention.


3- Comment récolter ?


- Récolter uniquement les belles plantes, saines.
- Cueillez les plantes jeunes car leur concentration en substances actives est plus élevée que les
plantes adultes.
- Si vous partez cueillir plusieurs espèces en même temps, prenez soin de bien transporter vos
récoltes séparément. Evitez les sacs en plastique qui, avec la vapeur d'eau émise par les plantes,
permettraient la prolifération de champignons. Les sacs en papier ou en tissus et les paniers en osier
sont préférables


4 - Quand récolter ?


- Les plantes se récoltent par temps sec, car les plantes mouillées sont plus difficiles à conditionner
par la suite. Plutôt par une matinée bien ensoleillée ou vers midi.
- Les racines, rhizomes, tubercules et bulbes se récoltent à l'automne pour les plantes annuelles ou au
printemps pour les autres.
- Les bourgeons se récoltent dés leur apparition en début de printemps.
- Les feuilles avant la fermeture des boutons qui donnent les fleurs, au printemps ou en été.
- Les fleurs au début de leur épanouissement.
- Les fruits à maturité.
- Les graines à pleine maturité.
Certaines plantes perdent leurs huiles essentielles en quelques heures. Il est donc préférable de les
consommer tout de suite en salade ou quelques jours seulement au réfrigérateur.
La conservation
1- Ne pas les rincer à l'eau sauf pour nettoyer les
racines.
2- Otez le bois et les tiges épaisses avant et après
dessiccation.
3- Bien les étaler ou les suspendre dans un endroit
ventilé à l'abri du soleil pour les faire sécher. Les
plantes doivent conservées dans un endroit sec et
bien aéré.
4- Les plantes cueillies entières, comme les branches
de laurier ou de lavande, peuvent être suspendues au
plafond en bouquets. Faîtes sécher fleurs et feuilles
bien espacées sur un tissu. Les racines doivent être
lavées de leur terre et séchées dans un four chauffé à
50 °C.
5- Les plantes se conservent dans un sac en papier, une poche en tissu, un pot en grès ou en verre,
dans un endroit sec et à l'abri de la lumière. Elles ne se conservent pas plus d’une année.
6- Pensez à étiqueter votre récipient avec les noms et dates de récolte. Utilisez toujours le même pot
pour une plante afin de ne pas mélanger les arômes.
Vous pouvez également congeler les plantes si vous n’avez pas le temps de tout manger !!


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L'ortie en tisane, en soupe, en tarte ...
Qui n’a jamais subit les piqûres de l’ortie ??? Et bien, je vous propose maintenant de la manger !
Cuisiner l'ortie ne craint vraiment rien, à condition de s'équiper (gants en latex ou sac plastique). Une
foie hachée, l'ortie ne pique plus, il est alors possible de la manger crue en salade. Mais le plus
souvent, elle est cuite au court-bouillon, comme les bettes à carde ou les épinards. Quant à ses
qualités nutritionnelles, elles sont remarquables. En effet, l'ortie est très riche en fer, vitamine C,
provitamine A, et en oligo-éléments (cuivre, zinc). L'ortie constitue un apport en protéines
important, supérieur au soja ! Pas mal pour une mauvaise herbe ?
Au sujet de l'ortie
Surnoms : ortie brûlante, grande ortie
Famille : urticacées
Principes actifs : vitamines C, provitamine A, acide folique, calcium, potassium, acide silicique,
flavonoïde, lignames, amines, chlorophylle.
Habitat : sur les bords de route, les fossés, les abords de forêt, dans les jardins domestiqués. Sur des
sols très riches en azote ammoniacal, c’est à dire près des lieux de reposoir où hommes et animaux
font leurs besoins.
Période de récolte : de juin à août
Description : la plante peut mesurer jusqu'à 2 mètres de hauteur. Elle comporte de feuilles vert foncée
et dentées.
Séchage ou cuisson ôtent aux feuilles leur pouvoir urticant. Les ampoules de produits urticants
sont disposés autour de la feuille donc vous pouvez la tenir à plat !
Effets et usages médicinaux :
tisane de feuille : riche en fer, dépuratif et diurétique, indiqué en cas d’arthrite lorsque lié à une
rétention d’eau, astringent donc réduit le flux menstruel et ces propriétés anti-hémorragiques
réduisent les saignements de nez. Soulage le rhume des foin, les allergies, l’asthme. Stimule la
montée de lait.
Tonique et fortifiant, elle sera utile pendant les périodes de croissance, de régime mais aussi de
déprime et d'examens (elle favorise l'attention et la concentration).
décoction de racine : prescrite pour traiter l’hypertrophie de la prostate.
Idées recette :
La soupe d'ortie fait partie de l'héritage culturel français, il existe plusieurs recettes où les jeunes
pousses d'ortie sont accommodées aux pommes de terre, au cresson, à l'oseille, aux épinards, à la
citrouille.
Les feuilles d'ortie peuvent être consommées en salade, en purée, en légumes comme des épinards.
Essayer aussi la tarte aux champignons et à l’ortie !


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Tisane de primevère officinale dit Coucou
Voilà la recette de la tisane de primevère officinale. Pourquoi la primevère officinale ? Tout
simplement parce que c'est une plante de saison que nous connaissons tous et qui comportent des
vertus naturelles assez efficaces. L'infusion de primevère est particulièrement recommandée contre le
rhume, la toux sèche mais aussi contre la migraine, les crises d'angoisse et les insomnies. Les
effets sont similaires à la camomille, un relâchement des muscles et un bien-être général. Cette plante
ne comporte aucun danger si ce n'est un risque d'allergie cutané chez certaines personnes mais vous
le saurez très vite. Dans ce cas, cette tisane n'est pas faite pour vous.
Au sujet de la primevère officinale, primula veris
Synonymes : Coucou, clé de Saint-Pierre, primerolle
Principes actifs : Saponines, flavonoïdes, huiles essentielles, tannins et glucosides phénoliques.
Habitat : Prairies, pâturages à sols calcaire, bois clairs, fossés
Période de récolte : fleur au printemps, racines en automne.
Description : les fleurs sont jaunes orangées, en ombrelle autour d'une hampe. La plante mesure entre
10 et 20 cm et comporte des feuilles similaires aux primevères vulgaires, celles que l'on trouve dans
nos jardins.
Éviter en cas de grossesse, d’allergie à l’aspirine. A forte dose provoque des diarrhées.
Effets et usages médicinaux :
tisane de fleurs : sédatives donc recommandées en cas de maux de tête, sommeil agité, rhume,
surmenage, insomnies, stress nerveux, etc.
Contenant des concentrations de flavonoïde antioxydants, anti-inflammatoire et antispasmodique, les
fleurs en tisanes sont indiquées contre l’asthme et les allergies. Elles réduisent la production
d’histamine, un des responsables des réactions allergiques.
racine : effet expectorante et diurétique donc utilisés pour fluidifier les mucosités bronchiques et
favoriser leur évacuation. Contiennent des composés du type de l’aspirine.
Ingrédients
Des fleurs de primevères officinales : c’est-à -dire les pétales jaunes et la corolle verte pomme
L'infusion
Compter 1 cuillère à café de primevère officinale pour 15 cl d'eau froide que vous porterez à
ébullition. Laissez infuser de 5 à 10 min. Filtrez la préparation et ajoutez si vous le souhaitez une
petite cuillère de miel. Vous pouvez en boire jusqu'à 3 tasses par jour.


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Arnica Montana
Cette jolie fleur jaune— transformée en pommades, huile, lotion, gel, teinture ou granules
homéopathique— est devenue la plante la plus vendue en pharmacie ! Pour soigner les oedèmes,
coups, bleus, mais aussi les entorses et les vieilles douleurs, rien de tel que l’arnica !
Au sujet de l’arnica…
Principes actifs : lactones sesquiterpéniques (hélénine), flavonoïdes,
huiles essentielles, thymol et mucilage
Habitat : Prairies, pâturages à sols acide
Période de récolte : fleur durant l’été
Description : de la famille des astéracées, les fleurs sont jaunes
orangées. La plante mesure entre 30 et 60 cm et comporte des
feuilles duveteuses, opposées.
L’arnica est si efficace et si populaire que son usage immodéré a
failli être fatal à la plante. Aujourd’hui la cueillette de l’arnica est
réglementée en France et en Allemagne : il faut la prélever pour un
usage déterminé et avec modération.
Attention, plante toxique ! Ne pas appliquer sur plaies ouvertes, ni en usage interne.
Effets et usages médicinaux : propriétés antalgiques (antidouleur), anti-inflammatoires, cicatrisantes,
et circulatoires de l’arnica donc soulage les contusions, entorses, douleurs musculaires et
rhumatismales, résorbe les hématomes.
Huile d'arnica pour les massages :
Mettre à macérer dans 500 ml d'huile végétale (olive car ne rancit pas), 250 g de fleurs séches d'arnica
ou 500 g de fleurs fraîches d'arnica, dans un bocal au soleil pendant 2 à 6 semaines. Filtrer et
conserver 1 an maximum dans une bouteille teintée.
Teinture d’arnica à appliquer sur contusions et entorses (associé à l’argile en cataplasme) :
Mettre à macérer dans 1l d’alcool à 60% vol. 200g de fleur séchée ou 300g de fleur fraiche durant 15 à
20 jours, agiter régulièrement le flacon. Filtrer et conserver 1 an maximum dans une bouteille teintée.
Et aussi... en homéopathie…
3 granules après un choc (chute Arnica 4 CH ou traumatisme émotionnel brutal Arnica 9 CH)
soulagent instantanément. Arnica montana se révèle aussi intéressant pour activer la cicatrisation des
blessures, soulager les courbatures musculaires ou même les sciatiques (9 CH, 2 fois par jour).

1 commentaire:

  1. Cocktail relaxant en usage externe uniquement: (idéal pour la rando et les grimpeurs)

    une noisette de crème de consoude (racine)
    huile d'arnica
    une goutte d'HE helychrise
    deux à quatre gouttes d'HE lavandin

    Contre les courbatures, les bleus, les contusions.
    En cas de coup de soleil, remplacer l'arnica par le millepertuis,
    remplacer l'HE helichryse par l'HE cuperus sempervirens ou HE menthe poivrée.

    Le soir après la douche et avant le coucher. Eviter le soleil à cause du millepertuis ça veut dire...

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